ball-trap de l’été dans la blogosphère

Est-ce à cause de l’ennui et de l’inactivité estivaux* ?
Ou bien est-ce parce que c’est toujours amusant (moi aussi, je fais parfois la « langue de paye », mais en privé), toujours est-il que les mauvaises langues reviennent : cette fois c’est Marc qui en fait les frais*… mais quel dommage ! Je reste sur ma faim, Dominique Boudou n’évoquant même pas notre liaison

Pourtant, je peux vous confesser que Marc ne couche avec moi que dans l’hypothétique espoir d’être publié chez POL, n’ayant pas réussi à sexuellement émouvoir François Bon (pour éventuellement accéder au Seuil), et n’ayant semble-t-il pas encore dépassé les préliminaires avec Sollers...

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* Je cite le tireur de foire : « Le milieu littéraire est ennuyeux par manque d’irrévérence. Alors j’ajuste ma lunette de tir et je m’amuse à en descendre un, d’écrivain, pour mon bon plaisir »
(à nouveau les mauvaises langues ne semblent pas avoir lu les textes et s’attaquent aux personnes elles-mêmes)

boire un verre / vers à soie : Lagorce

Ce n’était pas vraiment prévu, mais me voilà gentiment invitée par Hervé Ozil des éditions du Chassel (Vals les bains), à participer aux nocturnes du livre samedi prochain, le 2 août, à Lagorce :

Bistrots littéraires dans les ruelles du village, lectures et dégustations : vignerons, bouquinistes, éditeurs, auteurs, comédiens se retrouvent autour du livre et du vin dès 18H et jusqu’à tard dans la nuit…

Comme je suis la reine des coïncidences, rapprochements, et autres curieux hasards, voilà ce qui va se passer :

Marylène Clée, de la compagnie des Mirlitoons (qui à déjà fait, entre autres performances, une lecture du Tiroir à cheveux* et des Adolescents troglodytes**) compte récidiver à Lagorce…

Or à Lagorce, se trouve une des rares magnaneries encore en activité (n’oublions pas que les précédentes lectures de mes livres par Marylène étaient organisées par la librairie Vandrômme, c’est-à-dire par Clodine Brion, qui avant de devenir libraire, élevait des vers à soie…).

Mais Marylène sait-elle que dans mon nouveau roman les vers à soie et la magnanerie elle-même ont un rôle important et quelque peu… disons… enfin… pas très habituel ?

À quand une lecture des Mains gamines dans la magnanerie ? Bon, j’avoue, ça risquerait de n’être pas très « touristique », et certains passages où tissent les vers à soie ne sont pas vraiment « tout public »…

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(en photo, autre chrysalide par MP)

*dans la librairie Vandrômme des Vans et dans un salon de coiffure, s’il vous plaît.

** Marylène voulait lire dans une navette, mais ça n’a pas été possible (à Lausanne si)

un mois (et quelques jours) plus tard…

… je reviens avec nouvelles et nouveautés :

Après une séparation d’avec mon mari, dans l’entente mais néanmoins dans la douleur, je vis désormais dans un nouvel environnement : « en ville », une ville toute petite, mais beaucoup plus grande que mon ancienne commune, et “en bas” (je n’aurais plus besoin de suivre la fraise…).

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J’ai un nouvel amoureux, écrivain lui aussi, et je me prépare doucement à une rentrée corsée, une rentrée scolaire dans un nouveau collège, mais aussi une rentrée littéraire avec un nouveau roman, un roman plutôt « épineux »: Les Mains gamines sera disponible fin août, et un long extrait, « Aquarelles » sera publié au même moment dans le premier numéro de la toute nouvelle Tina (très fière de faire un peu partie de l’aventure avec Chloé).

Je vais écrire par ailleurs une lettre (une lettre d’amour, vous êtes prévenus) pour un numéro de Décapage sur le thème « Je vous écris de… », sous-titre : carte postale d’écrivains…
Et, si tout va bien, je devrais, dans le même numéro, aussi en recevoir une…

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En attendant toutes ces « réjouissances », voici la quatrième des Mains gamines :

Les mains gamines étaient très jeunes et malhabiles, inexpérimentées, presque analphabètes, d’autant plus brutales.
Crier ne servait à rien.
Pour supporter, je me disais crier ne sert à rien. Je tenais en me disant plus tard, j’écrirai, et ce sera plus violent encore, plus adroit. Je rentrais en classe, et j’essayais d’apprendre très vite, de tout comprendre, pour aller plus loin, bien plus loin que leurs gestes limités de petits garçons.
J’ai des mains de petite fille, gants taille 5-6, 12 ans. N’empêche, je sais écrire. J’ai des mains qui ont l’air d’être des mains de petite fille, mais ne vous y trompez pas, ce sont des mains d’adulte. Avec elles, j’écris. Je suis allée beaucoup plus loin en moi que cet endroit dont leurs doigts n’ont aucun souvenir. 

Ps : moi aussi j’ai le “blues“, Stef, et tu sais bien que ce n’est pas une histoire d’intempéries (je suis, je serai toujours la paysanne que tu connais…). Dès que je peux me mettre à la retraite, il se peut que je me réinstalle “là-haut”. Joël dit aussi préférer le rouge, mais je crois qu’il parle surtout du vin… Il faut continuer le combat, oui.

Ps 2 : suite à des mails reçus (très gentils, là n’est pas le problème), je voudrais préciser un peu… Mon mari et moi avons pris la décision de nous séparer, d’un commun accord, avant que j’ai un autre amoureux (et lui une autre amoureuse), nous nous respectons trop pour qu’il puisse en avoir été autrement.

pause

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De mes derniers petits voyages, j’ai beaucoup de choses à raconter, que ce soit à Bages (dont les retrouvailles avec Jeanne) ou à Athis Mons, avec un détour par Paris, où j’ai revu avec plaisir Philippe et Claudine et où je me suis perdue dans des coins insoupçonnés du 12ème arrondissement avec Hélène Bamberger.

J’ai aussi beaucoup de choses à dire/écrire, ici ou ailleurs, à propos de tout et de rien, mais aussi de mon roman à paraître et des autres textes en cours d’écriture, seulement, seulement il y a ma vie dite « personnelle », qui en ce moment prend un peu le pas sur tout le reste et m’empêche d’écrire régulièrement dans la marge de ce site.

J’avais dit dans une première pause que je reviendrai différente, mais j’ai encore besoin de temps pour achever cette métamorphose, suivre cette inclinaison de ma vie dont certains aspects sont tristes, d’autres heureux, mais dont j’ai du mal à voir où elle me mène. Alors je me pause, un peu.
À plus tard…

écouter des secrets

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Les «sentiers de la création, les “belles captives”» (sur France Culture) diffuse à partir d’aujourd’hui 28 mai à 20H, puis pendant 3 mois à la carte les débats qui ont eu lieu au Petit Palais (Paris) en avril dernier lors des Enjeux contemporains de la littérature : vous pourrez écouter tout ce que nous avons dit autour du secret le jeudi 3 avril, Camille Laurens, Jean-Yves Masson et moi…

Mise à jour du 11/06 : Et puis, même si ce n’est plus un secret, tous ces croisements entre Marc et moi, vous pouvez écouter notre entrevue (croisée, donc) avec Rachel Knaebel pour “Esprit critique” (France Inter) ici. Entrevue à propos des blogs d’écrivains, en feuilleton (avec aussi F. Bon et F. Griot)