… je reviens avec nouvelles et nouveautés :
Après une séparation d’avec mon mari, dans l’entente mais néanmoins dans la douleur, je vis désormais dans un nouvel environnement : « en ville », une ville toute petite, mais beaucoup plus grande que mon ancienne commune, et “en bas” (je n’aurais plus besoin de suivre la fraise…).

J’ai un nouvel amoureux, écrivain lui aussi, et je me prépare doucement à une rentrée corsée, une rentrée scolaire dans un nouveau collège, mais aussi une rentrée littéraire avec un nouveau roman, un roman plutôt « épineux »: Les Mains gamines sera disponible fin août, et un long extrait, « Aquarelles » sera publié au même moment dans le premier numéro de la toute nouvelle Tina (très fière de faire un peu partie de l’aventure avec Chloé).
Je vais écrire par ailleurs une lettre (une lettre d’amour, vous êtes prévenus) pour un numéro de Décapage sur le thème « Je vous écris de… », sous-titre : carte postale d’écrivains…
Et, si tout va bien, je devrais, dans le même numéro, aussi en recevoir une…

En attendant toutes ces « réjouissances », voici la quatrième des Mains gamines :
Les mains gamines étaient très jeunes et malhabiles, inexpérimentées, presque analphabètes, d’autant plus brutales.
Crier ne servait à rien.
Pour supporter, je me disais crier ne sert à rien. Je tenais en me disant plus tard, j’écrirai, et ce sera plus violent encore, plus adroit. Je rentrais en classe, et j’essayais d’apprendre très vite, de tout comprendre, pour aller plus loin, bien plus loin que leurs gestes limités de petits garçons.
J’ai des mains de petite fille, gants taille 5-6, 12 ans. N’empêche, je sais écrire. J’ai des mains qui ont l’air d’être des mains de petite fille, mais ne vous y trompez pas, ce sont des mains d’adulte. Avec elles, j’écris. Je suis allée beaucoup plus loin en moi que cet endroit dont leurs doigts n’ont aucun souvenir.
Ps : moi aussi j’ai le “blues“, Stef, et tu sais bien que ce n’est pas une histoire d’intempéries (je suis, je serai toujours la paysanne que tu connais…). Dès que je peux me mettre à la retraite, il se peut que je me réinstalle “là-haut”. Joël dit aussi préférer le rouge, mais je crois qu’il parle surtout du vin… Il faut continuer le combat, oui.
Ps 2 : suite à des mails reçus (très gentils, là n’est pas le problème), je voudrais préciser un peu… Mon mari et moi avons pris la décision de nous séparer, d’un commun accord, avant que j’ai un autre amoureux (et lui une autre amoureuse), nous nous respectons trop pour qu’il puisse en avoir été autrement.