Je mets mes pas dans les traces de mon frère
jusqu’à l’arrêt de la navette.
(Lola,
hiver 2004-2005)
Voilà comment commence Les Adolescents
troglodytes, avant
que la narratrice s'y mette.
Parce que le livre est venu à cause de ce petit
poème, trouvé dans la marge d'un des cahiers de ma
fille l'avant dernier hiver. J'ai lu ce poème et le
roman a été mis en route, lentement. Des histoires de
navette scolaire, de neige, d'écarts, mais aussi de
fratries.
Les enfants font à pied les deux bornes jusqu’à
la route déneigée. Ils m’attendent au pied du
Mont comme leur grand frère, et quand le brouillard
est plein, quand le brouillard l’oblige à
regarder la neige par terre, Lise m’a dit
l’an dernier, pour ne pas me perdre, je mets
mes pas dans les traces de mon frère jusqu’à
l’arrêt de la navette. Et Minuit marche dans
les miennes, mais en me tenant le manteau.
autre version du poème (Lola)