Qu’ont en commun les écrivains Hubbert Haddad, Richard Brautigan, François Bon, Alain Nadaud, Pierre Michon, Christian Bobin, Antonio Tabucchi, Bernard Noël, Olivier Rolin, Pascal Quignard, Jean-Claude Pirotte, Éric Holder, Linda Lê, Agota Kristof, Antonio Lobo Antunes, Pierre Bergounioux, Régine Détambel, Manuel Vasquez Montalban, Claude Louis-Combet, Antoine Volodine, Christine Angot, Jacques Séréna, Jean-Pierre Abraham, Marcel Moreau, Ismaël Karadé, Lydie Salvayre, Jorn Riel, Christian Pringent, Georges Hyvernaud, Richard Millet, Jude Stefan, Roger Laporte, Richard Morgiève, Claudio Magris, Gérard Macé, Michel Surya, Franck Venaille, Péter Esterhazy, Erri de Luca, Christophe Honoré, Olivier Cadiot, Pierre Autin-Grenier, Camille Laurens, Slimane Benaïssa, Hubert Lucot, Eric Faye, Mario Rigoni Stern, Enrique Vila Matas, Edward Bond, Patrick Deville, Lidia Jorge, Juan Marse, Jean-Loup Trassard, Pascal Commère, Dominique Mainard, Laurent Gaudé, Gilles Ortlieb,Enzo Cormann, Christain Gacin, Éric Chevillard, Jean Rolin, Hubert Mingarelli, Pierre Guyotat, Henri Calet, Dominique Fabre, Eugène Savitzkaya, Raymond Federman, Paul Nizon, Jean Échenoz, John Berger, Claude Simon, Claude Esteban, François Maspero, James Sacré, François Salvaing, Laurent Mauvignier, Arno Bertina, Régis Jauffret, André Blanchard, Philippe Forest, Emmanuel Carrère, William Cliff, Brigitte Giraud, Wassilis Alexakis, Jean-Pierre Ostende, Rick Bass, Nicole Caligaris, Jacques Roubaud, Nimrod, Pierre Senges, Antoine Emaz, Marie Didier et Jean-Patrick Manchette ?

Cela ne se voit pas, au premier abord, ni sur leurs corps, ni dans leurs livres, mais ils ont des ailes et un matricule, et ce, à vie : car en plus de la curiosité jubilatoire de s’entretenir avec le très sémillant Thierry Guichard, la délicieuse angoisse de se faire tirer le portrait par Olivier Roller, faire la Une du Matricule des Anges, je ne le savais pas, vous donne le privilège d’être abonné à vie…

(photo MP)
À la rentrée, j’aurais à mon tour ce privilège et j’en suis très fière… comme quoi, faire la couv’ du matricule ne donne pas seulement la grosse tête mais aussi des ailes dans le dos…
Très fière, oui, je ne le cache pas, et très triste : pour la séance photo au studio d’Olivier Roller, en mai dernier, j’étais accompagnée*, je me sentais aimée, et l’entretien avec Thierry Guichard s’est déroulé chez moi quelques jours avant le départ de Marc. Alors je ne sais pas très bien ce que je vais ressentir en lisant ce numéro ou plutôt si, je le sais trop bien, j’arriverai à ressentir cette fierté, pas de problème**, mais aucune joie, aucune.
* De même lors d’une séance avec Hélène Bamberger : voilà ce qu’elle a saisi de mes pensées…
** (Un peu de baume à l’égo ça fait du bien quand on vous dit qu’on ne vous aime plus en moins de quatre jours chrono)